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Combien vous coûte réellement une année de coloration couvrante, en argent et en temps ?

chiffrage Publié le Mise à jour le 10 minutes de lecture

Le coût d’une couvrante ne se résume pas au prix affiché de la prestation. Il faut compter les retouches intermédiaires, les produits d’entretien, les déplacements et surtout les heures passées en salon. Voici une méthode de calcul complète, à remplir avec vos propres tarifs, et la comparaison avec une année de transition.

Mains d’une femme d’une cinquantaine d’années remplissant au crayon un tableau à colonnes sur un carnet, à côté d’une calculatrice et de reçus
Carnet de démarcation, chiffrage

Le calcul tient en trois opérations. Multipliez votre nombre de passages annuels par le tarif affiché de votre retouche de racines. Ajoutez les produits d’entretien réellement rachetés dans l’année, ceux qui sont dans votre salle de bains, pas ceux que vous aviez prévu d’acheter. Puis convertissez chaque passage en temps porte à porte, trajet et attente compris.

Les femmes qui posent ces trois lignes sur le papier découvrent presque toujours la même chose: le montant dépasse leur estimation, et le total horaire pèse plus lourd dans la décision que le total financier. Une couvrante posée toutes les cinq semaines, c’est dix passages par an. Toutes les six semaines, un peu moins de neuf. C’est ce nombre, et non le prix unitaire, qui fait la facture.

Aucun montant n’est avancé ici, et c’est volontaire. Les grilles varient d’un salon à l’autre et d’une région à l’autre, et une moyenne trouvée ailleurs vous desservirait devant votre coloriste. La méthode qui suit se remplit avec vos propres chiffres, relevés sur la grille affichée dans votre salon.

Pourquoi le prix affiché ne dit presque rien

Le tarif que vous retenez de tête est presque toujours celui d’une seule ligne, la moins chère du rendez vous. Le reste s’ajoute au moment de payer, et disparaît de la mémoire jusqu’à la fois suivante.

Une prestation de couleur se décompose en plusieurs lignes

Une séance de couvrante réunit couramment quatre postes distincts: la retouche des racines, la coupe si elle est faite le même jour, le coiffage, et le produit complémentaire éventuel, soin ou protection couleur, proposé au bac.

Relevez ces quatre lignes séparément sur la grille de votre salon. Le professionnel doit porter les prix à votre connaissance avant l’exécution de la prestation, ce que prévoit l’article L. 112-1 du code de la consommation, précisé pour l’affichage par l’arrêté du 3 décembre 1987. Demander le détail poste par poste n’est donc ni indiscret ni exceptionnel: les textes en vigueur sont consultables sur Légifrance, le site officiel de diffusion du droit français.

Ce que le tarif ne comprend jamais

Trois choses échappent systématiquement à la grille affichée, et ce sont elles qui creusent l’écart entre le budget estimé et le budget dépensé.

D’abord le rafraîchissement des longueurs, deux ou trois fois par an chez la plupart des femmes qui colorent depuis longtemps. Ensuite les produits d’entretien vendus au salon ou en pharmacie. Enfin le pourboire, qui ne figure sur aucun tarif et se répète à chaque passage.

Les six postes à additionner sur douze mois

Six lignes suffisent à faire le tour. Prenez douze mois glissants, pas une année civile: c’est votre rythme réel qui compte, pas le calendrier.

Prestations en salon et retouches intermédiaires

Comptez d’abord le poste principal: nombre de passages sur douze mois multiplié par le tarif relevé de votre retouche de racines. Puis ajoutez à part les rafraîchissements de longueurs et les coupes effectuées lors d’un rendez vous distinct.

Ne travaillez pas de mémoire. Vos relevés bancaires des douze derniers mois donnent le nombre exact de passages, et il est fréquemment supérieur à celui que l’on croit tenir.

Produits d’entretien et corrections maison

Listez ce qui est réellement racheté dans l’année: shampoing pour cheveux colorés, soin de protection, éventuel spray de retouche entre deux rendez vous, boîtes de coloration maison achetées en dépannage.

Ce poste est régulièrement sous estimé parce qu’il se paie en petites sommes étalées, jamais en une facture visible. Comptez le nombre de flacons ouverts dans l’année plutôt que le prix unitaire.

Trajets, stationnement et temps de déplacement

Ce poste se compte deux fois: en euros et en minutes. En euros, ce sont les carburants ou les titres de transport, plus le stationnement quand votre salon est en centre ville.

En minutes, comptez l’aller retour porte à porte. Sur dix passages annuels, quarante minutes de trajet cumulé par séance représentent déjà une journée entière de votre année.

Le poste que personne ne compte, les heures

C’est le poste décisif, et il n’apparaît sur aucune facture. Il explique pourquoi certaines femmes arrêtent la couvrante alors que le calcul financier ne les y poussait pas.

Additionner les demi journées immobilisées

Une séance de couvrante avec coupe et coiffage occupe couramment une demi journée quand on ajoute le trajet, l’attente et le temps de pose. Multipliez cette durée par votre nombre de passages annuels.

Le résultat parle de lui même. Neuf ou dix demi journées par an, ce sont plusieurs jours ouvrés retirés à vos samedis ou à vos mercredis après midi, chaque année, indéfiniment.

Le coût d’organisation, garde, congés, réunions déplacées

Autour de ces heures gravite une organisation qui a son propre coût. Une demi journée posée sur un compteur de congés, une garde d’enfant décalée, une réunion déplacée, un déjeuner sauté pour tenir un créneau de dix sept heures.

Ce coût ne se convertit pas en euros et il n’en a pas besoin. Il se compte en contraintes, et la question à se poser est simple: combien de fois cette année avez vous réorganisé une semaine autour d’un rendez vous de couleur ?

Le coût de la transition, réparti autrement

Une transition ne supprime pas la dépense, elle en change la forme. Elle passe d’un flux régulier et permanent à quelques séances concentrées suivies d’une décrue.

Des dépenses concentrées sur quelques mois

Le profil habituel est net. Les premiers mois se passent en coupes seules, donc moins chères qu’une couleur. Une ou deux séances techniques peuvent s’ajouter au milieu du parcours, balayage d’intégration puis patine. Les derniers mois retombent sur des coupes.

Le pic tombe au moment où le contraste est le plus difficile à porter, généralement au milieu de la première année. Le choix du scénario détermine la hauteur de ce pic, ce que compare notre analyse de la coupe courte, du fondu progressif et du balayage d’intégration.

Ce qui disparaît définitivement du budget

Une fois la transition terminée, trois lignes s’effacent pour de bon: la retouche de racines, le rafraîchissement des longueurs et les colorations maison de dépannage.

Une ligne nouvelle apparaît en revanche, modeste mais réelle: le shampoing déjaunissant, et une patine occasionnelle si un reflet vous gêne. C’est un déplacement de budget, pas une suppression, et la comparaison ne devient parlante qu’à partir de la deuxième année.

Le coût des reculs et des séances correctives

Voici l’écart le plus fréquent entre un budget projeté et un budget dépensé. Il ne vient pas d’une erreur de calcul, il vient d’un abandon en cours de route.

Une couvrante posée en urgence et ses conséquences

Une couvrante reposée au sixième mois coûte trois fois. Elle ajoute une prestation non prévue. Elle annule les mois de repousse déjà acquis sur la partie recouverte. Et elle allonge la durée totale, donc le nombre de coupes et de rendez vous restants.

Le poste n’apparaît dans aucune projection parce qu’aucune femme ne le planifie. Il se prévoit pourtant très bien: il suffit de regarder à quelle date tombe votre creux et ce que contient votre agenda à ce moment là.

Les patines de rattrapage qui s’enchaînent

Le second poste de recul est plus discret. Une patine jugée trop cendrée est réchauffée, puis le doré revient et on refroidit à nouveau. Deux séances de plus pour revenir au point de départ.

La parade est un carnet daté des nuances posées, avec le rendu obtenu et la tenue constatée. Il coûte le prix d’un carnet et évite des séances entières.

Votre tableau de comparaison sur deux ans

Deux colonnes, six postes, vingt quatre mois. Un an ne suffit pas à trancher, parce que la transition concentre ses dépenses la première année et les allège la seconde.

Remplir les deux colonnes avec vos tarifs relevés

Reportez vos propres chiffres dans chaque case, relevés sur la grille de votre salon et sur vos douze derniers relevés bancaires.

Poste sur vingt quatre moisColoration couvrante poursuivieTransition puis entretien
Passages en salonNombre annuel multiplié par deuxCoupes, plus une ou deux séances techniques
Tarif moyen relevé par passageRetouche, coupe et coiffageCoupe seule la plupart du temps
Rafraîchissement des longueursDeux à trois fois par anAucun après la transition
Produits d’entretien rachetésProtection couleur et retouche entre deux séancesDéjaunissant et soin doux
Trajets et stationnementUn par passageProportionnel au nombre de coupes
Heures immobiliséesDemi journées multipliées par le nombre de passagesRendez vous plus courts, hors séances techniques

Lire le résultat sans se raconter d’histoires

Trois erreurs de lecture reviennent presque toujours quand le tableau est rempli.

  1. Oublier les produits d’entretien, parce qu’ils se paient en petites sommes et ne laissent aucune facture marquante.
  2. Sous estimer les trajets, comptés en distance et non en minutes réellement immobilisées.
  3. Comparer la première année de transition à une année de couvrante, alors que seule la vue sur vingt quatre mois montre la décrue.

Une quatrième erreur guette celles qui obtiennent un écart faible: conclure que le sujet est financièrement neutre et s’arrêter là. La colonne des heures, elle, n’est jamais neutre. La liste de ce qu’un salon doit vous dire avant de poser une coloration vous aidera à obtenir le détail des prestations citées pendant l’échange.

Un chiffrage écrit vaut mieux qu’une impression

Retenez trois choses. Votre rythme de passage pèse davantage que le prix unitaire de votre couvrante. Les heures immobilisées font basculer plus de décisions que les euros. Et la comparaison ne devient honnête qu’à partir de la deuxième année, quand la transition a fini de concentrer ses dépenses. Les évolutions récentes de l’accompagnement en salon sont détaillées dans notre point sur ce qui change aujourd’hui dans la coloration des cheveux blancs.

Ce chiffrage est ce que produit le dossier de transition d’Argentelle, à partir de votre longueur, de votre pourcentage de blanc et du nombre de passages en salon que vous acceptez sur douze mois: durée probable, séances techniques situées dans le temps et coût estimé de chaque étape, à confronter à la grille affichée dans votre salon. Les fiches pratiques sur l’information des prix sont publiées par le ministère de l’économie et la répression des fraudes.

Pour voir vos deux colonnes remplies avant votre prochain rendez vous, demandez une démonstration du chiffrage de transition en indiquant votre rythme actuel et votre longueur.

Suite du dossier

Argentelle reprend ce que vous venez de lire et le transforme en dossier daté : calendrier calé sur votre longueur, fiche de rendez vous rédigée en vocabulaire de salon et galerie comparative alimentée chaque mois par vos photos.

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L’auteur Portrait de Jimenez Julien, éditeur d’Argentelle
Jimenez Julien

Jimenez Julien édite Argentelle, le dossier qui met par écrit le calendrier d’une transition vers les cheveux blancs, les photos datées de la repousse et les mots à employer en salon. Il a construit ce carnet en écoutant des coloristes indépendantes et des clientes qui avaient déjà renoncé une fois à laisser pousser leur racine.

Le parcours de Jimenez Julien et la raison d’être d’Argentelle

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